Les dernières recommandations Septembre 2025

Voici un court rappel de ce qu’il ne fallait pas rater ces dernières semaines.

Obésité : évolution des conditions de prescription des analogues du GLP1

Source : ANSM

Depuis le 23 juin 2025, les médicaments analogues du GLP1 ayant l’AMM pour le traitement de l’obésité peuvent être prescrits par tout médecin. Il s’agit du sémaglutide (Wegovy®), du tirzépatide (Mounjaro®), et du liraglutide (Saxenda®).

Voici les principaux messages à retenir :

  • actuellement aucun remboursement n’est possible par l’assurance maladie,
  • ces médicaments doivent être utilisés en complément d’un régime hypocalorique et d’une activité physique suffisante,
  • les indications de l’AMM sont les suivantes :
    • adultes avec un IMC ≥ 30 kg/m2, ou ≥ 27 kg/m2 et < 30 kg/m2 en présence d’au moins un facteur de comorbidité lié au poids (prédiabète ou diabète de type 2, hypertension artérielle, dyslipidémie, syndrome d’apnée obstructive du sommeil, maladie cardiovasculaire),
    • uniquement pour le sémaglutide et le liraglutide : adolescents (≥ 12 ans) avec une obésité (IMC ≥ 95e percentile) et un poids corporel > 60 kg,
  • ils sont administrés par injection sous-cutanée :
    • une fois par semaine pour le sémaglutide et le tirzépatide,
    • une fois par jour pour le liraglutide,
  • ils sont introduits en augmentant progressivement la posologie pour réduire la fréquence de symptômes gastro-intestinaux,
  • ils doivent être réévalués après 12 semaines à la dose d'entretien, et une interruption est envisagée en l’absence d’efficacité suffisante.

Par ailleurs un avis conjoint de plusieurs société savantes américaines détaille les précautions à prendre sur le plan nutritionnel en cas de traitement par analogue des GLP-1 :

  • l'observance thérapeutique est limitée et l'arrêt s'accompagne généralement d'une reprise de poids,
  • le risque de carence protéino-énergétique, vitaminique et en oligo-éléments associée au traitement nécessite un suivi nutritionnel rigoureux bien qu’il ne soit pas recommandé de dosage sanguin ou de supplémentation systématique, ceux-ci devant se faire en fonction du terrain de chaque patient,
  • afin de limiter la fonte musculaire (représentant environ 20 % de la perte de poids), la pratique d’une activité physique doit être recommandée de manière systématique : objectif de 150 minutes/semaine d’activité physique aérobie (endurance) d’intensité modérée et 3 séances par semaine de renforcement musculaire. Si besoin dans le cadre d’une activité physique adaptée.

La fiche Ressources pour l'accompagnement des personnes en surpoids ou en obésité a été mise à jour pour intégrer ces médicaments..

VRS : campagne de prévention 2025-2026

Source : DGS urgent

La DGS a défini les modalités de la campagne de prévention des infections à VRS (virus respiratoire syncytial) chez les nourrissons pour la saison 2025-2026.

  • Début de la campagne d’immunisation :
    • 1er septembre 2025 en France métropolitaine, Réunion, Martinique, Guadeloupe, St Martin et St Barthélémy,
    • 1er août 2025 en Guyane,
    • 1er octobre 2025 à Mayotte.
  • Le choix entre la vaccination de la mère ou les anticorps monoclonaux chez le nourrisson est laissé aux parents après explications suffisantes.
  • Le vaccin (Abrysvo®) est recommandé chez les femmes enceintes entre la 32e et la 36e semaine d’aménorrhée à compter du début de la campagne.
  • Les anticorps monoclonaux (nirsévimab disponible en ville, Beyfortus®) sont recommandés en l’absence de vaccination de la mère contre le VRS (sauf en cas d’accouchement moins de 14 jours après la vaccination maternelle, ou en cas de naissance prématurée), pour :
    • tous les nourrissons nés entre février et août 2025, et
    • tous les nourrissons naissant à partir du début de la campagne.
  • Les anticorps monoclonaux (nirsévimab disponible en ville, Beyfortus®) sont également recommandés pour les nourrissons lors de leur 2e saison de circulation du VRS si :
    • ils sont âgés de moins de 2 ans au début de la campagne, et
    • ils présentent des facteurs de risque d'infection grave à VRS (maladie pulmonaire chronique et/ou cardiopathie congénitale, prématurité importante).
  • Posologie du nirsévimab en injection intramusculaire :
    • nourrisson < 5 kg : 1 injection de 50 mg,
    • nourrisson ≥ 5 kg : 1 injection de 100 mg,
    • nourrisson au cours de sa 2e saison de circulation du VRS : 200 mg en 2 injections de 100 mg sur 2 sites différents.

La fiche Bronchiolite aiguë a été mise à jour pour intégrer ces recommandations.

Dépistage de l’infection à CMV au cours de la grossesse

Source : HAS et CNR Herpèsvirus

La HAS recommande la mise en place d’un dépistage systématique de l’infection à cytomégalovirus (CMV) chez toutes les femmes enceintes dont le statut sérologique est négatif ou inconnu en début de grossesse. Cette mesure doit être réévaluée au bout de 3 ans. Le dépistage est intégré à la liste des examens proposés au 1er trimestre de grossesse.

En pratique :

  • une sérologie CMV (IgG, IgM) est réalisée en préconceptionnel ou à la première consultation prénatale,
  • si IgG+/IgM− : infection ancienne, aucun suivi nécessaire,
  • si sérologie en faveur d’une primo-infection (IgM positifs ou équivoques) : confirmation par test d’avidité des IgG et/ou PCR sanguine,
  • en cas de suspicion ou confirmation d’une primo-infection : adresser sans délai en centre expert pour évaluation et discussion d’un traitement (valaciclovir),
  • une information préventive doit être délivrée à toutes les femmes enceintes sur les mesures d’hygiène pour limiter le risque d’infection (éviter le contact direct avec salive, larmes, urine, notamment chez les jeunes enfants < 3 ans).

Les modalités pratiques détaillées (par exemple répétition de la sérologie mensuellement jusqu’à 14 SA chez les femmes séronégatives, interprétation des profils sérologiques, utilisation de l’avidité IgG) sont précisées dans l’algorithme du CNR Herpèsvirus, cité par la HAS comme outil de référence.

La fiche Grossesse à bas risque examens systématiques a été mise à jour pour intégrer ce dépistage.